C'est ni fait, ni à faire!

04 février 2008

Allô Maman, Bobo?

Les périodes de campagne électorale amenant leur flot de commentaires plus ou moins désobligeants, je ne puis rester plus longtemps à l’écart de ce débat, je dois le dire, de très haut-niveau.

Alors, la campagne doit-elle se faire avec, pour ou sans les « Bobos » ?

J’écoutais l’autre jour le sémillant candidat du Front National dans notre belle capitale : au milieu d’un laïus d’extrême droite convenu, les « bobos » étaient conspués et accusés de tous les maux de Paris. Mais la critique n’est pas l’apanage d’un extrême ou d’un autre sur l’échiquier politique. Les partis les plus représentés à l’Assemblée Nationale, ceux-là même pour lesquels votent très probablement quelques « bobos » usent et abusent de ce (gros) mot.

Qui ne se souvient pas de la célèbre phrase du très progressiste député du XVIème, Claude Goasguen, au lendemain de la défaite de la droite à Paris en 2001 : « Allô Paris, Bobo ? »

Qui ne se souvient pas des sorties tonitruantes de certains élus du Parti Socialiste, dont le très avant-gardiste Jean-Luc Mélenchon, sur l’inconstance et le consumérisme des bobos ?

Les « bobos » sont accusés de tous les vices de notre société.

La gauche est passée ? « C’est de la faute aux bobos ».

La droite a remporté ces élections ? « Salaud de bobos ! »

François Bayrou fait 18,5 % aux dernières présidentielles ? « Ca, c’est encore un coup des bobos ! »

On pourrait penser que seules la qualité de l’offre, la diversité des opinions ou des identités et les spécificités de la vie quotidienne, dans un lieu et un temps précis, font les vainqueurs et les vaincus d’une élection.

Las ! Quoiqu’on en dise, les « bobos », ces clones désincarnés, on sait toujours pour qui ils ont voté.

Les « bonnes gens » (les autres) ne sont pas en reste : « Moi je n’aime pas les bobos ! », « ce que je déteste le plus au monde, ce sont les bobos ! », « Ca, c’est pour donner bonne conscience aux bobos ! »…

Mais au fond, Monsieur le politicien (ou Madame la politicienne), c’est quoi un bobo ?

Et toi, le quidam se réclamant du monde ouvrier, de la bonne bourgeoisie, grande ou petite, ou du salariat, ne t’es-tu jamais donné bonne conscience, n’es-tu pas toi-même, pardon...un peu « bobo » ?

J’ai relu la définition de « bobo » (contraction de « bourgeois-bohème » ) et les limites sociologiques de cette catégorie de personnes me paraissent toujours aussi floues. Voyez plutôt.

1)      Le bobo vit  confortablement . Ca va de où à où « confortablement » ? Au dessus du SMIC et en dessous du seuil d’assujettissement à l’ISF ? Dites donc, ça en fait du monde ! Ce ne serait pas à quelques centaines d’€ près la fameuse classe « moyenne » ?

2)      Le bobo vote à gauche. Finalement, il n’y a pas tant de bobos que ça, alors… ;-)

3)      Le bobo est soucieux de l’écologie et du développement durable. Mais qui ne l’est pas ? Qui ne trie pas ses déchets et ne prend pas garde à l’alimentation de ses enfants ?Qui ne cherche pas aujourd’hui à économiser l’énergie et respecter l’environnement ? Qui, à part quelques inconscients roulant encore en 4x4 ou quelques ambitieux préférant le profit au bien commun ?(c’est un peu caricatural, mais j’assume)

4)      Le bobo exerce une profession artistique et intellectuelle : je connais des soi-disant bobos qui sont chefs de chantier. Chef de chantier, c’est probablement un métier passionnant, mais intellectuel, je n’irai pas jusque là…

5)      Le bobo s’engage auprès d’associations (pour se donner bonne conscience). D’abord je défend le droit des classes moyennes à vivre en toute quiétude leur individualisme et leur égoïsme. Ensuite, celui qui s’engage dans un combat politique ou social (RESF, WWF, Amnesty International, Emmaüs et d’autres encore) donne de son temps toujours, de son argent parfois, de son humanisme bien souvent. Ca fait beaucoup quand même, pour se donner bonne conscience ?

6)      Le bobo est parisien et souffre de parisianisme. Compte-tenu du développement fulgurant des AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) et des Monoprix en province, je persiste à penser que les bobos ont largement débordé les frontières du périph’. De plus, à moins d’être  totalement dépourvu d’amour-propre, on est plutôt heureux et fier de vivre à Paris quand on l’a choisi, comme on est heureux et fier de tout plaquer pour partir vivre à la campagne. Non ?

Pour ma part, je suis parisienne et heureuse de l’être, je gagne correctement ma vie, j’exerce une profession « intellectuelle » (hum, bref…), j’aime bien faire des courses au Monop’ ou chez « mon » boucher, « mon » poissonnier, « mon » boulanger (le sens de la propriété est très développé chez nos bourgeois-bohème, paraît-il) et je m’extasie pendant des heures devant un cageot de carottes en provenance directe de Rungis.

Je suis parfois d’une futilité navrante et parfois d’une opiniâtreté à toute épreuve.

Je me pense de gauche mais d’autres m’auraient plutôt vue à droite.

Je suis une citoyenne, une contribuable, une consommatrice, un être humain et à ce titre, je mérite de ne pas être résumée à un mot craché désobligeamment par nos édiles.

Comme beaucoup de gens, je fais partie de cette immense classe moyenne, comme beaucoup, je ne me situe pas toujours très bien socialement parlant et j’aimerais, plutôt que de montrer du doigt ceux qui n’ont pas voté pour eux, que les élus (à Paris, notre bonne vieille droite chiraco-tibériste) s’autorisent un œil critique sur leurs programmes.

PS : mon billet de bonne année était incroyablement déprimant j’en conviens. En ces temps de bataille politique, je suis incapable de faire preuve d’un quelconque objectivité. Toutefois j’ai relevé un point positif pour cette nouvelle année : je vais pouvoir m’abonner à Voici, « dans le cadre de mon travail ».

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09 janvier 2008

MEILLEURS VOEUX!

Allez, encore une tournée de bons vœux ! Santé, bonheur, joie… Enfin, vous savez, ces petits mots parfois un peu trop systématiquement lancés aux uns et aux autres… Je ne veux pas jouer les oiseaux de mauvaise augure mais bien souvent nous sommes paresseux et oublions de chercher le petit mot qui sonnera juste dans le cœur et l’esprit de chacun.

Alors, aujourd’hui, je veux personnaliser un peu les vœux laissés ici : je veux souhaiter à tous et toutes de l’espoir.

De l’espoir car je crois comprendre que les temps à venir ne seront par aisés et heureux pour tout le monde. Ne nous laissons pas gagner par la résignation.

Je fais de la politique me direz-vous.

Et bien oui, j’en fais un peu ici et maintenant. 2008 sera pour moi une année d’espoir… L’espoir que les besoins des habitants de ce pays (dont moi) seront enfin compris. Je ne parle pas du besoin, ô combien chimérique, de travailler plus pour gagner plus (que ceux qui ont vu leur feuille de salaire changer durablement lèvent le doigt), ni de la satisfaction de voir les rmistes et chômeurs poussés dans leur retranchements (les économies effectuées sur ce genre de mesures seront infimes et consacrées à l’organisation de cette traque aux « profiteurs »), ni de voir des charters de sans papiers décoller de Charles-de-Gaulle, ni encore d’être soulagé de voir le Président de la République toucher « enfin » un salaire décent (sic !).

Non, ce que je souhaite aux personnes vivant dans ce pays, c’est de réussir à joindre les deux bouts sans avoir sans cesse à montrer du doigt leur voisin pour expliquer leurs difficultés, d’être respectées dans son travail et dans leur absence de travail également, d’être aidées, guidées et soutenues, de pouvoir élever leurs enfants sans craindre le pire pour eux, d’avoir envie d’être solidaire, d’avoir le sentiment que l’argent public est utilisé de manière juste.

Bref, je souhaite que ne soit plus vaine cette vieille devise : « Liberté, Egalité, Fraternité ».

Voilà, c’était ma petite minute politique, je viens de relire la transcription intégrale de la récente conférence de presse du Chef de l’Etat, je me prendrais bien un petit Valium, là maintenant tout de suite….

Sur ce, du courage et surtout, tant que possible une belle année, rythmée de petits bonheurs personnels pour adoucir les petits (ou gros) tracas de la vie..

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20 décembre 2007

Etre ou ne pas être femme au foyer

Telle est la question, me direz-vous. Question qui ne se pose d’ailleurs pas tant que les enfants ne sont pas là. Les avis sont plutôt tranchés : « parce que c’est ce qu’il y a de mieux pour mes enfants », « parce que je veux être une femme indépendante ».

Bref, avant que l’enfant ne paraisse, la posture est idéologique mais au fond, peu devinent qu’il s’agit là d’un véritable choix, cornélien bien souvent.

D’un point de vue politique ou philosophique, je suis pour que la femme ait une activité professionnelle, lui procurant des revenus propres.

D’une part, pour des raisons familiales, le spectre de la femme élevant seule ses enfants plane sans cesse dans mon esprit et me laisse penser qu’il est bon dans ce cas de ne pas mettre toutes les billes dans le même panier.

Ensuite, beaucoup de vieilles dames de mon entourage, ayant élevé leurs enfants, tremblent à l’idée de ne toucher que la très faible pension de reversion de leur époux à la disparition de ce dernier. Si certains ont pu constituer un petit patrimoine mettant leur compagne à l’abri du besoin, qu’en est-il des plus modestes ? Comment vit-on avec moins de 1000 € par mois quand on doit financer une maison de retraite, des soins ou une aide ménagère ? Il y aurait sans doute long à dire sur la solidarité nationale vis à vis des personnes âgées et en particulier la baisse au 1er janvier 2007 du montant de l’allocation de solidarité, ancien minimum vieillesse. Est-ce ainsi que l’on remercie les femmes qui ont éduqué leurs enfants ? N’ont-elle pas le droit à un petit peu de reconnaissance de la société ?

Je ne crois pas à la théorie affirmant que ces mamans aux foyers ne coûtent pas cher socialement. Certes, elles permettent à d’autres mamans de travailler en libérant des places en crèches, en libérant des emplois mais l’économie réalisée là est dépensée dans cette pension de reversion ou ce minimum vieillesse, dans les allocations qui sont la conséquence parfois d’un seul revenu familial, dans la non création de richesses économiques. A mon sens d’un point de vue financier, l’opération est nulle.

Alors à défaut d’être payées pour le travail accompli à la maison – bien souvent les femmes travaillant cumule emploi rémunéré et aussi tâches domestiques- ne pourraient-elles bénéficier d’un régime de retraite adapté ? L’idée a bien effleuré certains candidats à l’élection présidentielle mais les femmes au foyer ne semblent plus être désormais un sujet d’actualité.

La société n’est pas seule responsable de ce manque de reconnaissance : la reconnaissance, le respect du travail accompli commence au sein même du foyer …Suivez mon regard…

Parce que c’est facile de passer pour le premier de la classe aux yeux de son patron en étant sur le pied de guerre de 8 heures à 20 heures, c’est facile de ne pas avoir à penser à aller acheter des couches pour le petit dernier entre midi et deux, c’est facile de retrouver ses chemises parfaitement amidonnées dans sa penderie, c’est bon de dîner de petits plats équilibrés et d’éviter l’attente au sushi bar du quartier. C’est facile, c’est agréable… mais c’est uniquement grâce à ELLE. Qu’on se le dise.

Non, je ne sortirai pas ma bannière du MLF et, en dépit du profond dégoût qu’il m’inspire, je ne mettrai pas la tête d’Eric Zemmour sur une pique. Les hommes sont ce qu’ils sont, à nous de les aider un peu peut-être ?

Et puis, il y a des femmes qui choisissent délibérément d’élever elles-mêmes leurs enfants, parce que pour elle, la vie ne se conçoit pas sans voir pousser jour après jour ceux qu’elles ont portés pendant neuf mois. Sont-elles si nombreuses qu’elles le prétendent ? Si on omet celles qui agissent ainsi parce qu’elles ont été élevées dans cet esprit, celles dont le salaire trop bas (un autre débat là aussi) passe en frais de garde et de transport, en reste-il beaucoup ?

La femme qui a un travail déclaré ne pourrait-elle, elle aussi bénéficier d’un peu plus de confort ? Oh pas grand chose : un salaire décent (Et pourquoi pas tiens, un salaire égal à celui de son homologue masculin ! J’en demande trop ? Bon…), une solution pour faire garder ses enfants et un soutien franc et massif en terme de domesticité. Suivez mon regard…

Bref, la route est longue…

Pour revenir au sujet qui m’intéresse, à savoir les mamans aux foyer, je les envie un peu (quand c’est un choix fait en conscience) et les admire, beaucoup. Ce choix là, il n’est pas toujours facile de l’assumer matériellement mais aussi psychologiquement.

Mais c’est aussi le choix d’accompagner pas à pas ses enfants vers l’autonomie et de leur donner les clefs et les valeurs essentielles pour réussir leur vie.

Avoir une activité professionnelle ne signifie pas non plus d’abandonner l’éducation de ses enfants à une autre personne en échange d’un salaire et d’une reconnaissance sociale. Mais le fait est là, quand on travaille, un certain nombre d’évènements nous échappent et sont parfois source de frustrations pour les mamans.

Cela dit, les papas ne connaissent-ils pas ces frustrations, eux aussi ? Si je veux bien admettre une différence entre les hommes et les femmes, cette dernière est-elle au point que les pères supportent mieux de ne pas élever eux-mêmes leurs enfants ? Pourquoi la question de rester à la maison ou de travailler ne se pose-t-elle jamais pour les hommes ?

Si ce choix cornélien était partagé par les pères de familles, les femmes ne trouveraient-elles pas plus facilement la solution la plus équilibrée pour elles et leurs enfants, sans culpabilité, ni regret ?

Voilà, sur cette question, je pars en vacances, bonnes fêtes de fin d’année !

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14 décembre 2007

Le Mépris

Curieux sentiment que celui de mépris... Peut-être le plus difficile à maîtriser, et si présent chez chacun d'entre nous.

Petite, j' ai souvent fait l'objet de mépris, ce sentiment qui vous met plus bas que terre et qui vous laisse un goût amer pour le reste de la journée. Le regard que les enfants se portent entre eux est d'une cruauté terrifiante mais il n'en sont pas totalement responsables. Confinés dans un modèle social et familial, comment peuvent-il appréhender celui qui diffère tant d'eux autrement qu'avec méfiance, voire un certain dégoût? Bien propre sur moi, toujours (trop) bien habillée et élève studieuse, je n'avais malheureusement pas un cadre familial assez "sécurisant" semble-t-il pour être conviée chez mes camarades de classes par leurs parents. N'être ni jeune fille de bonne famille, ni jeune délurée maquillée comme un camion volé - ce qui aurait fait de moi une fréquentation idéale pour mettre de l'animation dans les goûters d'anniversaires- ne faisait pas mes affaires mais comme on m'a appris à tendre l'autre joue quoiqu'il arrive, j'ai toujours affiché un sourire de façade, un "c'est pas grave" de rigueur, espérant devenir autre chose qu'une -allons n'ayons pas peur des mots- "bonne poire".

Depuis je n'ai jamais pu cesser de penser qu'il y avait là un mépris "de classe", moi qui, du fait de cette situation familiale fragile, était toujours quelques échelons trop bas sur cette échelle sociale. J'ai beau me raisonner, j'ai toujours au fond de moi ce sentiment d'infériorité par rapport à ceux qui ont pu faire leur scolarité dans un climat apaisé, ceux qui ont pu participer à des échanges avec des correspondants étrangers, ceux qui ont grandi dans un environnement sécurisé et confortable, sans peur de devoir tout recommencer ailleurs ou avec d'autres.

Et puis le temps passant, j'ai laissé la résignation pour la révolte -très mesurée, au demeurant- et j'ai gagné en assurance, continuant mon petit bonhomme de chemin.

Du mépris j'en éprouve de temps en temps, bien malgré moi, pas pour les gens, mais pour certains de leurs actes, de leur choix, ce qui me permet de croire que celui que je conspue aujourd'hui, peut-être l'aimerai-je demain. Et donc à ce titre, je n'ai que dédain pour les telespectateurs du 13 heures de TF1 (ce qui ne signifie pas que France 2 serait de meilleure qualité), je méprise le "yakafautkon", le "tous pourris", les filles qui se sous-estiment au point de faire dépasser leur string de leur jean, la pingrerie, etc.

Et puis l'autre jour, dans un grand magasin parisien, après avoir déambulé dans les rayons et admiré ce qui m'est désormais accessible, j'ai été ramenée assez brutalement à mes souvenirs douloureux de gamine. M'apprêtant à déjeuner, je m'approche discrètement d'une table placée sous la lumière, dont les occupantes, de belles dames aux silhouettes élégantes, habillées de manteaux parfaitement coupés et entourées d'enfants très beaux eux aussi, blonds et cintrés dans des manteaux anglais, s'apprêtent à partir. Peut-être me suis à ce moment là approchée un peu trop près de la table, perdue dans la contemplation de ces enfants si lisses et si délicats, mais l'une des mamans s'est exclamée "Non mais je rêve!", me toisant de la tête au pieds, inspectant mes vieilles converses, mon manteau qui bouloche un peu, ma stature massive, mon visage sans maquillage et mes cheveux en bataille. Son regard était plein de dédain pour mon attitude maladroite et ma dégaine approximative, semblant me dire "espèce d'arriviste, n'est pas chic qui veut!".

Pendant quelques minutes, je me suis sentie misérable et décalée. Comme avant.

Du coup ça fait trois jours que je fais profil bas...

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15 octobre 2007

Joyeux anniversaire!

Demain, Petit Nounours, tu auras un an tout rond. A l'heure exacte de notre première rencontre, je machouillerai un sandwich devant une salle d'examen grande et froide, plus impersonnelle qu'un hall de gare, attendant une improbable épreuve de droit public, qui ne manquera pas de me provoquer une poussée d'excéma et quelques noeuds à l'estomac. C'etait dans cette même salle d'examen grande et froide que j'avais réalisé pour la première fois ta présence. Des noeuds à l'estomac, j'en avais eu beaucoup ce jour là et pourtant le sujet de culture générale m'avait laissée de marbre. Demain il n'y aura pas de joli mal mais seulement la bête angoisse de l'examen. Et pourtant avec toi, j'ai l'impression de réussir le bac tous les jours!

Grâce à toi, j'ai enrichi mon vocabulaire : je suis devenue incollable sur la différence entre le lait Gallia Calisma et le lait Gallia HA;

Grâce à toi, j'ai peaufiné ma culture générale : chaque matin dans le métro je chante intérieurement "Mon âne, mon âne" en souriant bêtement;

Grâce à toi, j'ai repoussé mes limites physiques : j'ai découvert que l'on pouvait se lever à 7 heures du matin même avec un mal de cheveux sournois et deux heures de sommeil dans les pattes;

Grâce à toi, j'ai appris le self-control : je ricane quand mes amies nullipares gémissent sur leurs agendas "surchargés" ;

Grâce à toi, je suis bien meilleure en histoire : je comprends enfin pourquoi ta grand-mère n'a jamais cessé de me dire : "tu verras quand tu auras des enfants!";

Grâce à toi, je sais enfin ce que l'on ressent quand on est la maman du plus bel enfant du monde.

Merci Petit Nounours d'enchanter nos journées (à ce sujet, si tu pouvais continuer à ne pas enchanter nos nuits, ce serait formidable!) ...


Edit : Petite bouteille achetée pour la grande journée de demain, elle va j'en suis sûre me porter chance!

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10 octobre 2007

Petite colère du soir, bonsoir!

En feuilletant la presse ce matin, je lis que 74% des Français souhaitent plus de discipline à l'école.
Rien de choquant en soi mais quand même, je rumine l'information toute la journée, si bien qu'à cette heure avancée de la soirée, je me suis relevée pour écrire ce billet.
Parcequ'il faut bien l'avouer, je suis -un peu- en colère.
74 % des parents veulent plus de discipline à l'école et bien plus encore souhaitent que les élèves se lèvent à l'entrée des enseignants dans les classes.
Là, je dois le dire, il y en a qui ne doutent de rien!
Je ne suis pas enseignante et aucun membre de ma famille ne l'est. Je ne défends pas les petits privilèges d'une caste quelconque, je m'étonne du manque de lucidité de certaines personnes (en l'occurence, ici, 74% d'un échantillon représentatif de la société française).
Ces parents qui fantasment sur le pensionnat de Chavagne et autre manifeste passéiste, sont-ce les mêmes qui laissent leurs enfants, parfois dès le plus jeune âge, leur porter la main dessus? Sont-ce les mêmes qui laissent des gamins passer la journée entière devant la télévision ou une console de jeux? Sont-ce les mêmes qui ne sont plus capables de jouer avec leurs rejetons, de les emmener au musée, au parc, à la bibliothèque? Sont-ce les mêmes qui viennent insulter des enseignants à la fin des cours parceque leur petit dernier a reçu un avertissement?
Car enfin, si certains enseignants ne sont pas des "foudres de guerre", si je puis m'exprimer ainsi, on ne peut pas leur reprocher la mauvaise éducation de nos enfants! Un enseignant est là pour, je cite :  "transmettre des connaissances et des méthodes de raisonnement"  ou en version "IUFM" néo-pédago-utopiste", donner des clés aux citoyens de demain. Que l'on professe un retour à l'école de Grand-Papa ou le développement de méthodes d'enseignements alternatives, il est une évidence que personne ne peux remettre en cause : les bonnes manières s'inculquent à la maison et de fait, la discipline et les limites aussi.
Je suis un peu outrée que le discours d'un majorité bien-pensante -dont je ne fais plus partie maintenant que je suis définitivement dans l'opposition (gniark gniark gniark)- soit de faire peser la responsabilité sur l'école et uniquement sur elle. Est-ce la terminologie ministérielle qui induit les parents en erreur? Un "éducateur" selon les termes de notre bon Président dans sa lettre enflammée aux corps professoral doit-il uniquement "éduquer"? Si c'est cela, il faudra m'expliquer comment faire comprendre à un Normalien agrégé de Lettres classiques, qu'à partir de maintenant son boulot sera de remplir des carnets de correspondance et de confisquer des téléphones portables. Ou alors, est-ce de la paresse intellectuelle?
La situation n'est pas nouvelle bien sûr, mais ne pas lutter contre cette pensée unique est affligeant.
Qui est responsable de ce joyeux bordel permanent que sont devenues certaines classes?
Les enseignants qui ont baissé les bras et qui se contentent de limiter la casse pendant leur heure de cours? Les parents coupables de ne pas dialoguer avec leurs enfants ou d'en faire des tyrans en culottes courtes?
L'Education Nationale qui refreine toute inventivité pédagogique?
Les publicitaires qui laissent croire à des gamins que leur salut se trouve dans une paire de baskets plutôt que dans un livre?
La situation économique qui laisse des gosses grandir avec pour seul modèle social des parents rmistes ou travailleurs précaires?
L'Etat qui se lave les mains de la mixité sociale en abandonnant les moins informés aux ghettos scolaires?
Les responsables politiques qui contemplent des mouflets grandir dans des cages d'escaliers et des locals poubelles?
Les responsables politiques misérabilistes qui distribuent gratuitement des ouvrages scolaires qui ne seront peut-être jamais ouverts?
La "bonne" société qui n'oublie pas de conspuer mais qui se garde bien de mélanger ses enfants à ceux qui sont livrés à eux mêmes?
Un peu de tout cela sans doute.
un peu de réalisme que diable! Faire se lever les enfants au début d'un cours ou même leur faire porter un uniforme ne résoudra rien au malaise général. Voilà juste un peu d'esbrouffe démagogique pour amadouer le bon peuple!
Le chantier qui s'annonce, s'il débute un jour, est complexe. Mais pour sa réussite, il faudra mettre tout le monde au pas, faire preuve de courage et oublier les individualismes!
J'ose espérer qu'un jour la notion d'"intérêt général" reviendra à la mode...






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21 septembre 2007

Vous reprendrez bien quelques bulles?

Dans le cadre de la fonction que j’occupe (je n’utiliserais pas le terme de « travail », cela pourrait paraître présomptueux), je suis souvent amenée à assister à des réceptions, communément appelées « pince-fesses » chez nous.

Pourquoi « pince-fesse » me direz-vous : je cherche encore à comprendre, moi qui ne me suis pourtant jamais fait pincer les fesses dans ce type d’événement.

Loin de moi l’idée d’émouvoir dans les chaumières –siroter du champagne c’est quand même plus agréable que de descendre à la mine- mais fréquenter ces réceptions m’ennuie profondément. Ainsi, avant de devoir m rendre à l’évidence et accepter ma corvée, je mets toujours un point d’honneur à tester sur mon chef au moins trois excuses toutes plus vaseuses les unes que les autres, celle du « j’ai rien à me mettre » comprise. (C’est l’occasion de remettre systématiquement sur la table une augmentation de mes gages pour ce travail qui n’en est pas vraiment un – [Et non, je ne suis pas call girl !] ).

D’abord, pour ce genre s’exercice se déroulant invariablement à partir de 18 heures, il faut s’apprêter un tant soit peu même si le tailleur en soie sauvage rose et le chapeau assortis ne sont pas nécessaires. Mais il faut tout de même un peu de tenue. Des couleurs foncées de préférence, une veste, bien sûr, et des chaussures à talons. (Pour les femmes bien évidemment. Les hommes sont exemptés pour les souliers à talons.)

Quand on porte au quotidien des Converses (Ah ! je vous l’avais bien dit que ce n’était pas un vrai travail ! C’est Friday Wear tous les jours par ici!), mettre des chaussures à talons, en espérant gagner en allure et en élégance, c’est un peu hasardeux. Voire téméraire.

Une fois la démarche alambiquée à peu près maîtrisée, les « plaies » des collants cautérisées (Vernis à ongle ! Mon ami !), la tenue du chef vérifiée, tant qu’on y est (Non, je ne suis pas baby-sitter non plus !Quoique…), il faut faire bonne figure et mettre ses neurones en mode « ON ».

D’autant que ma présence à ces petites sauteries n’est absolument pas nécessaire. Je ne me sens jamais à l’aise, il s’y trouve rarement des personnes avec qui j’ai envie de discuter après une journée entière passée au bureau et je ne me vois pas m’immiscer dans les petits groupes de personnes « very important » qui discutent de sujets techniques dont j’ai décidé, pour ma santé mentale, de me tenir à l’écart.

J’aurais été une blonde sylphide avec des jambes d’un mètre cinquante de long, là, je ne dis pas. J’aurais au moins pu avoir le plaisir de faire la plante verte.

Mais là, même pas. Je ne mesure qu’un mètre soixante-cinq de haut. La même chose en largeur.

C’est à peine si on ne me prend pas pour un vigile en tailleur.

Et puis, il y a les discours. Ah, les discours ! Et ça traîne en longueur, et ça n’en finit plus de finir… Tout ce verbiage avec des morceaux d’émotion dedans, c’est un infâme yaourt soporifique.

J’en sais quelque chose, j’ai parfois l’honneur de les écrire.

Evidemment, quelques mal élevés ne se gênent pas pour s’affranchir de ces belles paroles et vont piller le buffet et vider les bouteilles pendant les interventions. Quite à ne jamais voir la couleur d’un petit four, je n’ai pour ma part jamais osé, je suis bien trop polie pour cela.

La corvée que représentent ces réceptions tient aussi aux convives.

Bizarrement, le fâcheux que vous avez tenté désespérément d’éconduire pendant toute la semaine par téléphone se plantera juste devant vous alors que vous êtes enfin parvenue à attraper un verre de vin. Et là, difficile d’arguer une réunion ou un rendez-vous pour vous échapper. Il vous faudra donc boire la coupe jusqu’à la lie.

Et puis, il y a les personnes honorées à l’occasion de ces cocktails, qui bien souvent, ont l’air de s’ennuyer tout autant que moi. Les sportifs et les personnes âgées étant les publics les plus dissipés.

Je suis toujours ravie de voir apparaître de grands, beaux, jeunes hommes tous musclés à ces réceptions. Je ne me jettes pas dessus, j’ai un rang à tenir, mais je profite pleinement du spectacle. Très vite, malheureusement, je déchante quand je vois ces grands benêts se réfugier invariablement au fond de la salle en riant grassement, malgré les discours, tout occupés à engouffrer les fours frais et à vider verre sur verre (eau et jus de fruits évidemment). Parfois, je me dis que l’on ferait mieux de les emmener au Mac Do’ et leur payer un Happy Meal, ce serait plus économique et bien moins vexant.

Les sportifs qui ne me faussent jamais compagnie, à mon grand dam, sont les dirigeants de clubs. Mais eux sont souvent bien plus âgés et d’une élégance tout à fait douteuse. Et les jours où je ne suis vraiment pas chanceuse, c’est celui qui n’a pas touché une brosse à dent depuis 1984 qui a le plus de choses à me raconter…

Quant aux personnes âgées, elles vous écoutent toujours d’un air distrait, qui que vous soyez, surveillant du coin de l’œil l’assiette de petits toasts venant d’être posée sur le buffet et n’hésitant pas à vous laisser choir pour remplir avant tout le monde leur doggy bag. Que l’on ne vienne pas me dire que ce sont les effets de la guerre et des restrictions alimentaires, ces personnes là ne l’ont bien souvent pas connue.

Non vraiment plus ça va, plus j’ai l’impression de perdre du temps dans ces soirées. Je préférerai mille fois être avec les miens ou quelques amis à refaire le monde autour d’une bonne bouteille.

Quelqu'un, pour me faire un mot d'excuse?

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13 septembre 2007

Nouveau Monde

L’autre soir, alors que je pianotais machinalement sur les touches de ma télécommande, je suis tombée sur un film dont il faut absolument que je parle ici.

Il s’agit du « Nouveau Monde » de Terence Malik, film réalisé en 2005.

Tout récent, donc. Et méconnu, c’est le moins que l’on puisse dire.

L’histoire est celle de Pocahontas. Pas la mièvrerie sentimentale et musicale de Walt Disney (que j’ai beaucoup aimé par ailleurs, en dépit de bons sentiments qui dégoulinent jusque sur votre parquet et vous feraient presque croire à la bonté humaine, mais « on ne se refait pas, ma bonne dame »).

Non, il s’agit ici de sa (presque) vraie histoire. Qui flirte entre nous soit dit tout autant avec le politiquement correct, mais passons.

Je vous la fais courte. Pocahontas est une belle plante, qui gambade dans les prés.

De son côté, le capitaine John Smith débarque sur les côtes américaines avec quelques collègues, bruyants, casqués et couverts de tôle.

Mais ces idiots -ils sont un peu comme mon mari quand il part tout seul en voyage-, ils n’ont pas prévu assez de vivres pour tenir jusqu’au printemps suivant, soit six mois plus tard. Ces grands conquérants en sont réduits à quémander lamentablement quelques vivres aux populations indigènes.

Donc ils envoient le capitaine John Smith au casse-pipe. (Forcément, me direz -vous, c’est le héros.)

John Smith rencontre Pocahontas, il est amoureux, elle est amoureuse, il s’aiment. Bref tout va bien. Sauf que le John Smith, il est comme tombé dans une faille spatio-temporelle et il a oublié ses copains, qui se gèlent les miches sur la plage (abandonnée) et n’en finissent plus de patauger dans la gadoue.

Quand John Smith revient au camp de base, forcément, il se fait recevoir et après quelques tentatives de putschs et de renversement de pouvoir, il se retrouve aux fers.

Pocahontas, toujours belle et prête à se nourrir exclusivement d’amour et d’eau fraîche le rejoint dans son campement puant la misère et le moisi. Mais ce mufle de John Smith décide de partir en catimini pour explorer d’autres contrées, se fait passer pour mort et laisse la belle éplorée et dépressive au milieu de rustres mal dégrossis.

Un nouvel arrivant, agriculteur de son état, John Rolfe, la prend sous son aile jusqu’à, vous vous en seriez doutés, en tomber amoureux et lui passer la bague au doigt.

Il est gentil John Rolfe, il est beau, c’est un gars honnête loyal et droit.

Oui mais voilà, Pocahontas apprend que John Smith n’est pas mort et s’apprête à le retrouver en Angleterre. Son mari, grand seigneur (si si, vraiment) et pétri d’abnégation décide de la laisser choisir entre lui et l’autre.

Et c’est là que le film devient intéressant (au bout de deux heures de lenteurs et d’images aussi soporifiques qu’un bon numéro de « Très chasse très pêche », il était temps) : Pocahontas ne retourne pas avec le bel aventurier, qui voulait voir si l’herbe était plus verte ailleurs.

Non. Pocahontas retourne avec son mari. Pas par devoir, ni par résignation. Non parce qu’elle l’aime.

Et ça croyez moi, c’est pas si souvent dans un film narrant une passion romantique.

Une fin comme ça, ça vous venge de belle manière tous les Charles Bovary et les Adrien Deume de la terre, non ?

PS : Bon à la fin Pocahontas meurt à 19 ans d'une affreuse maladie pumonaire (Ah! la perfide Albion!), mais on va dire que c'est un détail, d'accord?

Posté par elizadoolittle à 17:10 - Commentaires [2] - Permalien [#]

05 septembre 2007

C'est moi qui l'ai fait! (malheureusement...)

C'est fou comme parfois, on gagnerait à être plus simple.

Je m'explique.

Voilà plusieurs mois que je suis abonné à Elle A Table, que je consulte régulièrement les blogs de cuisine, qui proposent pour la plupart des recettes excellentes, en me pourléchant les babines et en rêvant muffins aux deux chocolats, financiers au thé matcha et autres carpaccios de bar et de pêches...

J'ai eu plusieurs fois l'occasion de tester ces nombreuses recettes, pour le plus grand plaisir du Toudoux, qui est neuf fois sur dix ravi de jouer les cobayes de mon laboratoire culinaire.

Sauf hier.

Je ne sais encore quelle mouche m'a piquée, mais j'ai voulu tester un audacieux mélange, comme ça, hop, sans recette. Pour une personne n'ayant pas le verre mesureur dans l'oeil et adepte du "à la louche", que je suis, cela équivaut à se lancer du haut du Brooklyn Bridge en ayant oublié d'accrocher l'élastique au baudrier. Ce qui donne, vous en conviendrez un résultat toujours approximatif.

Je me rêvais déjà, épouse dévouée à son mari comblé qui n'aurait plus rien pu me refuser (évidemment) : Je l'entendais déjà vanter mes mérites d'épouse, de femme active, de mère de famille... Las! Quand mon mari a commencé à machouiller péniblement chaque cuillerée de soupe (sic!), j'ai dû me rendre à l'évidence, retrousser chemin avec mon infâme potage et faire cuire dare dare des pâtes!

Donc en avant première (tadadam), je vous livre mon infâme recette immangeable (je n'ai toujours pas compris ce qui avait loupé...) :

Prenez des bouquets de chou-fleur, une pomme de terre, deux filets de poisson et faites cuire le tout à la vapeur. Passez l'ensemble au mixeur en ajoutant l'eau de cuison. Salez, Poivrez, Re-salez (pour être sûre), ajouter de l'huile de noisette, du paprika et du parmesan. Servez à votre époux avec des croutons de pain grillé.

Et vous, arrangez-vous pour avoir un diner à l'extérieur ce soir là.

Posté par elizadoolittle à 16:01 - Commentaires [2] - Permalien [#]

29 août 2007

"J'attendrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrai....ton retour..."

« Petit Nounours,

Nous savons que tu t’amuses comme un petit fou chez Mamie et le Caribou.

Nous savons tout de ta nouvelle passion pour la botanique, en particulier pour les jolies feuilles qui s’arrachent et se déchiquettent facilement. Promis, à ton retour, je te raconterai « Tistou les pouces verts ».

Ta grand-mère m’a raconté que tu jouais à cache-cache avant de dormir. J’ai encore quelques doutes sur le caractère apaisant d’une telle activité juste avant le coucher, mais si tu le souhaites, nous nous cacherons derrière des draps et des portes pour faire venir le marchand de sable.

Elle m’a aussi appris que tu refusais tout net de rester dans ton parc, qu’elle avait fini par ranger et qu’elle te laissait te promener dans le salon. Je t’avoue que ça ne fait pas vraiment mon affaire, d’autant que le sol est carrelé à la maison. Si telle est ta revendication, nous y accéderons, quite à rester près de toi plus souvent.

Nous prenons bonne note de ces nouvelles mauvaises habitudes que tu as intégrées au bout de (seulement) quatre jours.

Nous nous amusons, nous sortons beaucoup, comme quand nous vivions à deux !

Mais bon…. Pour tout t’avouer, ton papa dort très mal la nuit et ère comme un malheureux dans ta chambre chaque soir, à la recherche d’une petite bidouille à ranger. Ta maman reste très tard au bureau pour ne pas penser à ton absence et elle essaie de ne pas verser de larme quand elle regarde la petite photo de toi qu’elle conserve dans son portefeuille. Il n’y a guère plus que le chat qui vive à la maison puisque nous nous contentons d’y dormir quelques heures chaque nuit.

La maison est propre et bien rangée mais elle et si triste sans toi.

C’est la première fois que tu restes loin de nous si longtemps, il faut nous comprendre, ce n’est pas facile !

Dans quelques jours, tu rentreras, et la folle valse reprendra. Nous râlerons sur les journées trop courtes et les choses à faire trop nombreuses… Mais tu seras là, pour remplir notre quotidien de nouveau avec tes rires, tes facéties et ta joie de vivre !

Petit Nounours, nous t’aimons fort et pensons bien à toi !

Maman et Papa »

Posté par elizadoolittle à 18:02 - Commentaires [0] - Permalien [#]